La Cloche
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“Protections menstruelles”, le nouveau pictogramme de la Cloche Ile de France


En ce 28 mai 2021, Journée internationale d’action pour la santé des femmes, La Cloche Ile de France a lancé au sein de son réseau solidaire Le Carillon, son nouveau pictogramme « protections menstruelles ». 

 

Le fonctionnement du picto « protections menstruelles »

 

Le Carillon est un réseau de solidarité qui fédère les commerçants et habitants des différents quartiers pour améliorer le quotidien des personnes sans domicile et lutter contre leur isolement.

Les commerçants signalent leur solidarité avec un label sur leur vitrine pour que la personne dans le besoin se sente la bienvenue. Sous ce label, en fonction des services du quotidien qu’ils proposent (recharger son téléphone, accéder aux toilettes, au wifi, à un endroit pour se laver, etc), ils placent les pictogrammes correspondants.


Une vitrine parisienne avec le nouveau picto « protections menstruelles »

 

Et, depuis ce vendredi 28 mai 2021, les commerçants du Carillon de la capitale peuvent proposer le service « Protections menstruelles ». Ils mettront alors à disposition, à l’intérieur de leur enseigne, une boîte dans laquelle chacun d’entre nous pourra déposer des protections menstruelles, pour permettre aux personnes dans le besoin d’en récupérer et de s’occuper de leur santé dignement.

Camille, animatrice réseau de la solidarité à La Cloche dans la zone Nord de Paris, confie : “La proposition de ce nouveau service a été très bien accueillie par nos commerçants. La plupart ont accepté et se sont sentis concernés par la question, homme comme femme. Certains mettaient même déjà à disposition des protections hygiéniques d’eux-mêmes. C’est vraiment un service qui répondait à des besoins sur le terrain".

 

Un nouveau picto pour lutter contre la précarité menstruelle

 

En effet, la précarité menstruelle - fait de manquer d’accès aux protection hygiéniques par pauvreté -est un problème de santé publique majeur. En France, alors que c’est un produit de première nécessité, entre 1,5 et 2 millions de femmes n’ont pas les moyens de se procurer régulièrement des protections hygiéniques selon un sondage de l’IFOP.

Ce manque pousse malheureusement certaines d’entre elles à avoir recours à des protections de fortunes (chaussettes, papier hygiénique, etc) qui ne sont pas sans risque pour leur santé. De plus, cette situation a d’importantes répercussions psychologiques et professionnelles. Provoquant honte et manque d’estime de soi, la précarité menstruelle peut mener à la dépression et à l’exclusion sociale.

 

Vous pouvez prendre part à ce combat à la fois de santé publique et contre la grande exclusion, en visitant nos commerçants partenaires proposant le service « protection menstruelle » et en y déposant des protections hygiéniques.

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